Inauguration du LIVES Social Innovation

Le 23 novembre dernier, le Centre LIVES en collaboration avec les domaines de travail social et de la santé de la Haute école spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO) ont inauguré leur plateforme commune d’innovation sociale : LIVES Social Innovation (LSI). Celle-ci a pour ambition de permettre à la recherche à concevoir et à mener des projets d’innovation sociale et, ainsi, transformer les études sur les parcours de vie et les vulnérabilités au bénéfice de la société.

A l’occasion de cette inauguration, Olivier Grand, responsable du domaine de travail social de la HES-SO, a présenté la plateforme ; ses objectifs et sa raison d’être pour des services en pleine évolution face aux défis que posent actuellement la pandémie du coronavirus ou, à plus long terme, la digitalisation et les inégalités sociales croissantes.

Pour mieux saisir la notion d’innovation sociale et entamer le travail qu’attend le LSI, Stéphane Rullac, professeur d’innovation sociale à la Haute école de travail social et de santé Lausanne (HETSL), a ensuite partagé ses réflexions sur l’innovation sociale tout en rappelant qu’il s’agit d’un paradigme émergeant dont les spécificités pour le travail social pourraient se résumer aux indicateurs suivants : participation inclusive, hybridation des savoirs, ancrage territorial, cohérence éthique et déontologique, créativité, réduction du non-recours, transformation de l’existant institutionnel, capacitation individuelle et le changement social. Une version sonorisée de sa présentation (dès le slide n°2) est accessible.

François Seppey (HES-SO Valais-Wallis), Christophe Girod et Nadège Dergalenko (Hospice général, Genève) ainsi que Catherine Roulet, co-présidente d’Insieme Vaud, dans leurs répliques ont aisément su intégré cette compréhension de l’innovation sociale à partir des institutions qu’elles/ils dirigent, notamment en relevant les aspects d’ancrage local ou d’hybridation voire d’interdisciplinarité pour faire « mieux autrement ». Si l’approche de l’innovation ne peut être introduite du jour au lendemain aux professionnel-le-s du travail social et du care, l’établissement d’un « lab » au sein de l’Hospice général fait pourtant ses preuves. 

Désormais, il reste à concrétiser le travail du LSI. Les défis ne manqueront pourtant pas. A elle seule, Catherine Roulet a énuméré une longue liste de besoins dans le domaine du handicap mental qui appelle urgemment à de nouvelles pratiques du travail social et du care qu’il s’agisse en termes d’interaction personnelle, de mobilité, ou de soutien à la personne vulnérable.